Injustice dans la gestion d’équipe et découragement des meilleurs…

Toujours les mêmes, c’est avec ces paroles que beaucoup de nos patients nous consultent sur les problématiques au travail. Découragés, dégoutés parfois, ils déclinent cette phrase de plusieurs manières :

  • Toujours les mêmes à qui on demande de nous rendre service, de faire des heures supplémentaires, ou on réclame des résultats ;
  • Toujours les mêmes qui s’en tirent sans sanction pour des transgressions pourtant évidentes ;
  • Toujours les mêmes qui font des efforts en équipe, toujours les mêmes qui s’en sortent avec moins de travail…

Loin d’être une illusion, la question de la justice dans la gestion d’équipe est un facteur majeur de motivation au travail et donc, de découragement.

Dans les cas les plus graves, nos patients sont victimes d’une forme de burn-out spécifique, la désillusion professionnelle. Quand le système des valeurs aux travail est atteint (travail bien fait, correction, justice, équipe, solidarité…) c’est un pilier complet de motivation au travail qui risque de s’ébranler.

 Quand un employeur, son cadre ou un responsable d’équipe au travail, il  précipite un système négatif : découragement massif du personnel, encouragement (tacite) des mauvaises habitudes et risques accrus d’absentéisme (réel ou par compensation) des fatigués et déçus.

En gestion de ressources humaines et du personnel, on a donc tout intérêt à diriger avec intégrité, justesse et justice, car c’est un investissement rentable pour l’entreprise… Mais alors si c’est rentable pour tout le monde, pourquoi l’évite-t-on aussi souvent ?

Deux raisons principales expliquent ce phénomène : la peur et la tracasserie. La peur (de dire, d’agir, de sévir, de sanctionner, le peur des recours, des procédures, des syndicats, des conséquences…) empêche le plus souvent les responsables de tenir les justes mots envers les justes personnes. Par dépit, maladresse ou lâcheté, ils s’adressent alors aux plus dociles ou au plus serviable. C’est toutefois une erreur, revenant à scier la propre branche sur laquelle on se repose…

La tracasserie : certains modes de gestion du personnel reposent sur le stress et la tracasserie (délibérés) comme des formes du « diviser pour régner » voire le « management de la peur ». À long terme, ces manières de gérer le personnel sont très couteuses pour l’entreprise (augmentation de l’absentéisme, du turn-over, des accidents de travail, perte de motivation, dégradation de l’ambiance…). Aujourd’hui plus qu’hier, une gestion professionnelle est un facteur d’enrichissement (humain et financier) pour une entreprise !

Si vous vous sentez victime de ces phénomènes ou désirez apprendre à gérer votre personnel avec plus de justice et d’efficacité, nous recevons (uniquement sur rendez-vous)

Didier Desonnay & Mylène Forte, Docteurs en Psychologie

CRI-PTOS sprl

Centre de recherche et d’intervention en psychologie du travail, des organisations de la santé, rue Saint-Vincent 18 – 4840 Welkenraedt. 087/33.06.94 www.cri-ptos.eu